ça mousse moins… et c’est tant mieux !

Dans notre gel lavant, bien que très enrichi en actifs hydratants et apaisants, l’élément fonctionnel principal est la base lavante ! Cette base lavante est constituée d’ingrédients nommés tensioactifs. Leur utilisation s’est amplifiée au cours des dernières années supplantant le savon traditionnel. Leur fonction est de laver en « décollant » les salissures de la peau. L’eau ne peut à elle seule assurer cette fonction.

Sans la présence de tensioactifs, un produit ne peut générer de mousse. Leur type et leur combinaison permet la formation d’une mousse plus ou moins abondante. Une mousse abondante n’est en aucun cas indicatrice d’un bon nettoyage ! Il existe plusieurs groupes de tensioactifs classés selon leur « agressivité » : les anioniques & non ioniques, les cationiques et les amphotères. Nous aborderons ici qu’une partie de ces tensioactifs :

  • Les sulfates sont des tensioactifs anioniques. Ils sont appréciés pour leur pouvoir moussant et leur prix attractif, les tensioactifs sulfatés sont les plus courants en cosmétique. Ils sont fortement controversés à cause de leur potentiel irritant mais aussi de leur procédé de fabrication jugé très polluant (éthoxylation) : Sodium laureth Sulfate (le SLS, le plus courant), Sodium Laureth Sulfate (SLES), Ammonium Lauryl Sulfate (ALS), Sodium Myreth Sulfate, Sodium Lauryl Sulfoacetate, Disodium Laureth Sulfosuccinate…
  • Les dérivés de bétaïne sont des tensioactifs amphotères. Le plus connu est la Cocamidopropyl Betaïne. Elle remplace souvent les sulfates dans les formules qui se veulent plus naturelles … mais elle est issue de la diméthylaminopropylamine, une substance pétrochimique et de l’huile de coco… La Cocamidopropyl Betaïne est sensée faire partie d’une catégorie des tensioactifs moins irritants pour l’épiderme, mais la réalité est tout autre… Une étude américaine (North American Contact Dermatitis group2001) conclut à un taux d’allergie avoisinant les 6 %. Ces allergies se traduisent par de l’eczéma et différentes dermatites principalement localisée dans la région du visage, du cuir chevelu et de la nuque.
  • Les Alkyl polyglycosides  (APG) sont des tensioactifs non ioniques. Ils sont bien plus doux ! Leur pouvoir moussant est en revanche moins puissant, mais permet toutefois de créer une mousse légère. Ils sont obtenus à partir de sucres et d’huiles végétales. Nous n’en avons trouvé aucun à ce jour dont le processus de fabrication excluait l’huile de palme !! Coco-Glucoside, Decyl-Glucoside, Lauryl-Glucoside sont tous des dérivés de l’huile de palme… (même le Coco-Glucoside !)
  • Les Acyl glutamates sont eux aussi des tensioactifs non ioniques. Ils sont produits à partir d’acides aminés et d’huile végétale. Ils ont la réputation d’être les plus doux. Mais ils sont bien plus chers, jusqu’à plus de 10 fois le prix de ceux issus de la pétrochimie ! 

notre choix ?

Sans surprise, nous avons opté pour la crème de la crème en matière de tensio-actifs : les ACYL GLUTAMATES. Leur pouvoir lavant et moussant est certes plus faible, mais tout à fait satisfaisant pour assurer la toilette quotidienne de bébé. D’autant que nous avons trouvé le GRAAL avec un tensioactif issu majoritairement* des acides gras de l’olive. * En fonction de la qualité des récoltes d’huile d’olive certain acides gras peuvent manquer. Pour rééquilibrer ce ratio des acides gras issus de la coco peuvent occasionnellement être ajoutés. D’où l’apparition de Dissodium Cocoyl Glutamate dans notre INCI. Ce tensioactif est à l’achat bien plus cher mais il coche toutes les cases de notre cahier des charges pour bébé et la planète !

CONCLUSION : L’utilisation répétée de produits très moussants favorise la déshydratation et le dessèchement de l’épiderme… Alors on évite les bains moussants au quotidien et/ou les produits 2 en 1 ou 3 en 1 assurant également cette fonction de bain moussant.

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